| 2009 Sortie du 26 juillet |
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Le retour aux sources Après 3 semaines d'absence, j'abordais cette sortie d'entrainement avec une certaine appréhension, étant donné que les clients qui s'entrainent tous les dimanches sont pour la plupart très jeunes et volontaires pour progresser, progresser et encore progresser. Je m'attendais donc à une sortie assez difficile physiquement et la météo clémente dans les jours précédents avait dû malgré cela laissé des traces dans les chemins et dans les sous-bois. Tout d'abord combien serions-nous? Six, trois jeunes espoirs très bons et très volontaires, Mathieu, Pierre-Antoine et Vincent (le benjamin du club) et trois anciens (les deux Patrick et moi-même). Les autres étant pour certains partis en vacances ou en stage, ou en rand- équestre comme pour Fred. Mais les plus volontaires dans l'effort étaient présents, cela allait donc donner une sortie particulièrement rapide. Nous voici partis, et à peine 3 mètres parcourus que : "Ce n’est pas vrai, je suis crevé!!!!" Notre Patrick L vient de crever dans le parking, il faut le faire quand même.
Une crevaison avant le départ, c'est rare!
Les premiers kilomètres sont effectués dans un train de sénateur, faut-il y voir là une montée en échauffement à mon intention, je ne dis rien mais j'apprécie de démarrer, pour un retour, d'une façon calme et régulière. Mais connaissant les loustics je sais que cela ne va pas durer. Nous passons par des chemins jusqu'à lors inconnus de ma personne, il faut dire que je ne retiens pas grand chose des circuits du Ternois, je me contente de rouler avec le groupe et c'est déjà là un bel effort. Les chemins sont parfois humides et glissants, notre pauvre Vincent va en faire une première fois les frais en se crashant devant moi. Cette chute, je l'ai vue mais d'une façon extraordinaire puisque j'étais juste derrière Vincent à une distance me permettant d'éviter de subir le même sort. Je vois donc, comme sur une vidéo au ralenti, Vincent se met à pencher vers la droite et trois secondes après le voilà vautré dans l'herbe, le tout à environ une dizaine de km/h. Je demande "pas de bobo?". Visiblement pas trop de dégâts physiques, et notre Vincent malchanceux remonte sur son VTT qui vient de le trahir et repart derrière moi avec une certaine déception. C'est en effet sa première chute depuis qu'il pratique le VTT, je lui dis "tout le monde chute, et ce ne sera pas la seule".
Par la suite, nous roulons de plus en plus vite ou de moins en moins lentement, tout dépend de la forme que l'on a. Et précisant à mon entourage que je ne pourrai pas participer au rush final sur la route, comme seul le VTTeamstpolois le pratique à chaque sortie pour stimuler les jeunes et évacuer l'acide lactique, en raison du sous-gonflage de mes pneus (2b à l'avant et 2.2b à l'arrière). Pas de problème, on va t'arranger ça et ni une ni deux, Patrick L sort sa pompe et me regonfle mes deux pneus à 3b. Aïe, plus d'excuse pour traînailler dans les derniers kilomètres. On peut voir Patrick L en train de gonfler mes pneus
Nous sommes encore loin du rush final, mais nous avons tout de même plus de 55 km au compteur, et dans un dernier chemin en sous-bois, Vincent qui est en dernière position nous gratifie d'une chute qui, là, va lui faire mal à la cuisse gauche, mais notre Vincent repart en grimaçant légèrement. "C'est pas sa journée" me dis-je. Je sens que nous arrivons vers la fin du parcours, j'entends les jeunes chuchoter entre eux, voire comploter pour pouvoir piéger Patrick M dont la réputation de rouleur et de sprinter ne sont plus à faire. Les deux Patrick de leur côté ont mis une tactique au point, Patrick L doit partir seul et tenter de faire tirer les 3 jeunes pour les rincer un peu avant la fin, afin que Patrick M vienne les achever dans un sprint final. Moi, comme d'habitude, je joue au Diesel en arrière du peloton et me fait piéger « comme dab » en me laissant distancer d'une bonne dizaine de mètres avec le vent de face quand le groupe se met à rouler de plus en plus vite. Je décroche irrémédiablement et ne peut rien contre cette fougue d'énergie qui déborde des cuisses des 5 fous devant moi. Je décide de ne pas lâcher mon effort et dans la distance, je réussis avant l'arrivée sur le parking à réduire l'écart qui me sépare du groupe, mais l'effort est long et difficile. Le plaisir de rouler à « donf » est bien présent, et permet à chacun de se faire plaisir et de progresser encore et encore. Au final, nous avons parcouru 65 km et tous semblent en forme. Les deux prochains dimanches seront un peu décousus puisqu'il y a beaucoup d'absents mais gageons qu'à la mi-août nous pourrons de nouveau faire les fous sur les chemins et sous-bois du Ternois.
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