| 2009 Sortie en local 8 mars |
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Route ou VTT pur et dur? Après un entrainement régulier sur route pour une grande partie d'entre-nous, nous nous attendions à reprendre le contact avec la bonne terre humide et glissante à souhait, surtout qu'il avait plu la veille sur des terrains et chemins encore un peu froids, cela promettait des belles surprises. Fred et Patrick venaient de se reposer la semaine l'un resté sur nos terres régionales, l'autre s'étant exilé en Afrique pour le farniente ou un entrainement sportif de première. Qui allaient être au rendez-vous ce matin? Il faut préciser que le groupe allait en diminuant au fur et à mesure des entrainements effectués avec Christophe comme coach. Y a-t-il eu un rapport de causes à effets, mais c'est sûr que l'on en a bavé un peu sur la route avec ce rouleur exceptionnel. Cette fois ci je m'attendais réellement à me frotter de nouveau au VTT pur et dur, mais il fallait attendre que tout le monde soit présent pour décider. Comme d'habitude je me pointe sur cette place connue de saint Pol et vois déjà Pierre-Antoine en train d'attendre. Précisons que ce dernier s'est un peu absenté des derniers entrainements sur route, puis c'est Stéphane encore un revenant, et enfin Mathieu le régulier du groupe des jeunes. Puis c'est l'arrivée des vedettes : l'un bronzé (Afrique) et l'autre reposé, il s'agit de Fred et Patrick. Un rapide conciliabule et la décision est prise, on va rouler une dernière fois sur la route avant de repartir sur les chemins de terre. Certains s'étonnent que nous ne soyons pas à Auchel, en effet, je pense avoir raté ce rendez-vous très intéressant mais de façon totalement involontaire (l'info m'a échappée!). Nous attendons encore un peu pour être sûr que personne ne se pointe avec un petit retard. Nos plus sincères excuses à Samuel pour dimanche, en effet, nous aurions peut-être dû redescendre la côte de Boubers pour prendre de ses nouvelles? Dimanche prochain, c'est sûr nous reprenons le VTT pur et dur, cela roulera moins vite c'est évident.
Un départ cool face au vent Patrick, après une réflexion rapide, décide de nous faire effectuer une espèce de carré, tout d'abord face au vent, puis le vent sur le côté droit, puis sur le côté gauche puis dans le dos sur le retour. L'allure reste plutôt modérée en comparaison de dimanche dernier, mais lorsque nous arrivons sur Wail, les relais se font rapides, vifs et doucement nous en voyons certains commençaient à rouler à la limite de leur pédalage maximal.
Nous roulons à des vitesses atteignant parfois les 34 km/h, cela semble trop rapide et les leaders sont rappelés à l'ordre "moins vite sinon …….. va décrocher définitivement, moins rapide la cadence lors des relais". Nous prenons soin de ne pas trop fatiguer les deux revenants : Pierre-Antoine et Stéphane. Cependant la rumeur (terrible la rumeur) laisse à penser que l'un d'entre-eux a fait courir le bruit suivant :"je ne vais plus rouler avec le vtteam st polois, car il ne roule pas assez vite pour moi". Vérité ou pas, nous allons bien voir dans la fin du parcours ce qui se passera. Nous arrivons à Boubers sur Canche, je cède rapidement la place de tête pour ne pas pénétrer dans mon village en menant la cadence, et j'indique au groupe de tourner à droite pour rallier le petit village de Vacquerie le Bouc. La côte est assez sélective sans être destructrice. Là, nous voyons que l'entrainement régulier est efficace, notre Mathieu assène à tout le groupe un petit rythme régulier mais un peu élevé et le voici qui se détache inexorablement sans que quiconque puisse le rattraper.
A l'entrée de Vacquerie le Bouc, c'est la pose casse-croûte, il est temps, nous venons de parcourir 38 km sans ravitailler, cela se ressent dans les efforts.
Le retour, Bonnières, puis Frévent Nous roulons vers Bonnières avec le vent de côté, puis nous redescendons vers Frévent à vive allure. De Frévent, nous nous dirigeons vers le village du "Petit Bouret", en réalité Patrick veut nous faire subir des difficultés dans l'ascension d'une côte d'environ 800 m au fort pourcentage. Là, étonnement pour tous, Stéphane qui avait montré quelques signes de fatigue, nous gratifient d'une ascension digne de "Charly gaul ou Bahamontès", et nous fait discrètement mais efficacement devant nous tous, à la peine, quelques « Wheeling ». Trop fort ce Stéphane me dis-je, ou alors il vient de donner tout ce qui lui restait dans les jambes. Les anciens qui avaient déjà mené longuement le peloton, reprennent la direction des opérations, et entrainent à un rythme assez élevé l'ensemble du groupe. Et ça roule face au vent, oui, ça roule, et les jeunes commencent à montrer des signes évidents de fatigue. Mathieu lui, est toujours serein dans l'effort mais se méfie des "vieux" en se gardant de mener le groupe face au vent. Remercions là celui qui a tiré tout le monde!
Ca y est, ça les reprend! Patrick me dit "mets ton grand plateau devant, ça descend sur une bonne distance et ça va rouler". Merci du conseil, en effet, on peut le dire, cela a roulé car nous avons atteint des vitesses de 45 à 50 km/h. Dans ce fracas de dépenses physiques après 65 km, voilà les deux balaises qui récidivent, je parle encore de Fred et Patrick qui se tirent la bourre. Pas facile de les tenir ces deux-là! Mathieu veut montrer que sa marge de progression est encore grande au vu de son âge, et réussit son coup en nous larguant encore une fois non sans peine mais il a réussit et pour cela, je dis "Chapeau, l'artiste!"
Nous arrivons tous les quatre à quelques secondes les uns des autres, mais les deux lascars qui se sont absentés un temps certain (trop long) sont à la peine et arrivent avec un grand retard en étant très fatigués. Alors pourquoi des « Wheeling » dans une côte en effectuant des efforts inconsidérés? Bon, dimanche, nous allons reprendre le contact avec notre bonne vieille boue, ses glissades, ses chutes, ses jurons et nos vélos ne seront plus aussi resplendissants en fin de parcours. Retour |
