| 2010 Le trail des deux baies |
|
Le bip bip du club
"Quand les tempèratures sont glaciales et que pédaler devient suicidaire, si l'envie vous prend de vous mettre à la course à pied alors peut être un jour viendrez-vous m'accompagner comme dimanche au trail des 2 baies".
Un petit résumé du périple vécu par Christophe sur la côte d'opale le dimanche 24 janvier 2010.
Après un réveil à 4h30, déjà bouillonnant d'adrénaline et la prise d'un petit déjeuner copieux, je pars en direction de Berck où nous attendent les cars réservés par l'organisation. Ces cars doivent nous emmener au Touquet pour nous positionner sur le point de départ.
Le départ du trail sera donné en baie de Canche avec près de 3/4 heures de retard, les cars ayant dû faire des trajets allers- retours supplémentaires.
C'est le moment le plus excitant pour tous les participants, le départ!
Je pars à pleine vitesse comme d'habitude pour 31 km de sable. Les participants sont très nombreux, en effet on compte 518 individuels et 166 équipes de deux concurrents (relais à mi-course). Je contrôle avec bien du mal mon envie de dépasser ceux qui sont devant moi
Nous longeons la plage du Touquet, toute la difficulté est de trouver les endroits où le sable est le plus compact pour se fatiguer le moins possible et obtenir ainsi le meilleur rendement.
On voit des coureurs partir de tous les cotés pour tester le terrain, ce qui étonne les quelques curistes en thalasso qui doivent surement se demander de quelle maladie nous souffrons pour courir ainsi comme des malades. Aussitôt la plage du Touquet passée nous prenons la direction des dunes et c'est là que les affaires se corsent, ce n'est qu'une succession de montées et de descentes sableuses et mouvantes, où le sable mou se dérobe sous nos pieds à chaque foulée donnant l'impression parfois même de reculer. Certaines dunes ne peuvent se franchir qu'en les gravissant à quatre pattes. Après une douzaine de km de ce régime, presque arrivés à Merlimont et nous croyant en parti tirés des difficultés que nous sommes surpris, à la sortie d'un virage à angle droit, de découvrir une véritable mare à franchir. Aucun possibilité de la contourner, elle est entourée d'épineux.
Nous franchissons donc cet obstacle, l’eau nous arrive aux genoux et, à cet instant, je prends conscience qu'il nous reste encore une bonne vingtaine de km à parcourir avec les pieds trempés. Nous arrivons sur l'esplanade de Merlimont, pour ceux qui effectuent le trail en relais, ils passent leur dossart à leur coéquipier et c'est reparti avec du sang neuf, ce qui fausse totalement la course des coureurs en solo.
Cette fois, nous longeons la plage en direction de Berck et nous traversons quelques bâches où l'eau s'écoule en direction de la mer, cette fois-ci personne n'essaie de les contourner et je lutte pour trouver les forces afin de sauvegarder un chrono correct sans me mettre dans le rouge, nous dépassons la station balnéaire en direction de la baie de l'Authie, arrivés à l'angle où l'Authie se jette dans la mer, nous rentrons de nouveau dans les dunes et puis nous arrivons dans une lande qui nous fait le plus grand bien car le sol n'est plus aussi meuble et je retrouve de bons appuis pour donner l'assaut final pensant l'arrivée toute proche.
Un signaleur s'exclame "arrivée dans 5 km", aïe, aïe, aïe et le meilleur est à venir, en effet à trois km de la ligne nous devons traverser un marais, nous avons de l'eau parfois au dessus du genoux et elle est glacée,
Un bol de soupe et une bonne douche plus tard, je pense déjà à ma prochaine escapade.
|
