| 2011 30 janvier Trail du Mont Belgique |
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Un dimanche au pays des frites et des buveurs de bières C'était le premier grand rendez-vous de l'année, le trail hivernal du Mont près de Tournai en Belgique, J'avais découvert le trail il y a deux ans environ et cela m'avait tout de suite enthousiasmée. En fait, c'était comme le vtt mais en courant, avec un peu moins de nettoyage au retour, la machine étant soi même. Là pas de casse de chaine ni de crevaisons ! Néanmoins il fallait rester humble et être bien à l'écoute de ses sensations pour éviter de se griller ou de se blesser. Cette année est celle de mes cinquante ans et j'avais quelques objectifs sûrement trop ambitieux et déraisonnables. J'avais besoin probablement de me prouver que j'étais encore jeune et en forme, Illusion quand tu nous tiens !!! Pas toujours évident de concilier entraînement, boulot et vie de famille. Depuis deux mois, j'avais repris l'entraînement en course à pied plus sérieusement en mettant un peu de côté le vélo. Avec ces températures souvent négatives, je n'étais guère encouragé à rouler. J''effectuais donc trois à quatre sorties par semaine dont une ou deux à la frontale le soir en rentrant du boulot et là il fallait souvent se faire violence, la motivation n'étant pas au rendez-vous. Les séances se décomposaient comme suit : une séance VMA toutes les deux semaines, une autre au seuil, une longue sortie sur parcours vallonné parfois effectuée en vtt et enfin quelques sorties supplémentaires en endurance avec ma fille qui avait contracté le virus.
J'avais tout de même l’impression (comme souvent) de ne pas m'être suffisamment entraîné. La forme n'était pas au top et mes sensations lors des séances rapides peu encourageantes avec des difficultés à les terminer comme il se doit. Cela était dû à quelques kilos en trop, les fêtes avaient fait des ravages sur ma silhouette de rêve !!! et la balance me rappelait à l'ordre à chaque fois que je grimpais dessus. Mes petits écarts du week-end suffisaient à me faire reprendre les quelques grammes durement perdus dans la semaine et j'arrivais donc le jour J avec une petite surcharge pondérale, ma gourmandise et les nombreuses boîtes de chocolats offertes à Noël Nous étions trois copains à prendre la direction de Tournai en ce dimanche matin, Alain, Philippe et moi, Philippe surnommé aussi Chlinfernal , dont le blog , superbement rédigé était une référence chez tous les trailers de la région .
Christophe Alain Philippe
Le temps s'annonçait ensoleillé mais froid: - 3°c au lever du jour et un petit vent glacial de Nord-Est qui nous transperçait jusqu'aux os. Je décollais à sept heures de chez moi après avoir pris soin de vérifier que je n'avais rien oublié, Camel- back, pâtes de fruit, affaires de rechange, gants, bonnet etc Nous arrivâmes sur place avec un peu d’avance, le parking était à mi chemin du départ de la ferme du Moncheau et de l'arrivée au sommet du mont St Aubert. Nous allâmes chercher nos dossards, l'accueil était très chaleureux, l’organisation avait aménagé avec quelques ballots de paille et quelques tables, un endroit pour retirer son dossard et un petit plastique avec quelques petits cadeaux surprises. Nous retournâmes aussitôt à la voiture car nous étions frigorifiés. On se prépara tranquillement pour rejoindre le départ programmé à 10 h 30 au dernier moment, tant le froid nous transperçait de part en part .Il y avait deux courses: une féminine exclusivement de 20 km avec un départ une demi- heure plus tôt et le trail du mont exclusivement masculin. Nous rejoignîmes le départ en léger footing en guise d'échauffement. Arrivés dans la cour de ferme, il n'y avait qu'à attendre le signal. Cette fois c'était parti pour environ 29 km et 1150 mètres de dénivelé positif. Je partais prudemment, il faut dire que Philippe m'avait prêté un GPS dont le fonctionnement était d'une simplicité enfantine et que je n'arrivais pas à mettre en route, quel babache!!! , enfin je réussissais au bout d'environ 500 mètres. Et déjà c'était la première côte, et puis une autre et encore une pour nous retrouver en haut du Mont, un passage ensuite de quelques kilomètres un peu moins difficiles, le temps d'être bien chaud pour attaquer les grosses difficultés.
Difficile de vous raconter précisément tout le parcours car j'étais vite désorienté, la suite n'était qu'une succession de descentes et de montés agrémentée de quatre ravitaillements très bien achalandés, un peu de parties boisées et beaucoup de pâtures. Et c'était bien là la plus grosse difficulté. En effet les vaches qui étaient rentrées bien au chaud à l'étable avaient littéralement labouré et fait d'innombrables trous avec leurs pattes dans les prés marécageux et avec ce froid le sol était gelé, il était impossible de poser un pied à plat. Un vrai « tord chevilles » excepté à quelques rares endroits encore plus marécageux où le gèle n'avait pu faire son œuvre pour laisser place à la boue .Il fallait rester très concentré dans ces passages, scrutant le sol pour trouver les meilleurs appuis. Il fallait aussi jouer d'un bon talent d'équilibriste pour éviter tous ces trous qui étaient de véritables pièges pour nos chevilles .Le pire était dans les descentes où on devait retenir la machine pour surtout ne pas s'emballer et se blesser à coup sûr. L'autre grande difficulté, c'était le dénivelé, le mont St Aubert culminait à 149 m , malgré tout j'arrivais à garder ma place. Il y a bien des fois ou je me faisais doubler mais un peu plus loin c'était mon tour de dépasser quelques concurrents. A une dizaine de kilomètres de l'arrivée je me faisais passer par quatre trailers qui emmenaient un train d’enfer, je me mettais un moment dans leurs roues... euh non ...leurs baskets mais ils étaient trop rapides et je ne pouvais suivre. Je retrouvais un peu de force en fin de parcours, ce qui me permit même de doubler encore quelques retardataires. La fin était vraiment difficile et j'étais bien heureux d'en découdre.
Je terminais à la 31 ème place au général en 2 h 34 et 16 s sur 400 inscrits et 335 arrivants et 2 ème dans la catégorie des petits vieux, mais il faut dire que je n'avais pas pris ma canne !!! Est-ce de bon augure pour la suite des réjouissances ??? Je retrouvais Philippe qui était déjà arrivé, il était frigorifié et un peu patraque depuis le matin et nous décidâmes d'attendre Alain dans la voiture, mais il fallait encore faire un bon kilomètre dans le froid .Alain arriva peu de temps après. Et puis ce fût la remise des prix après avoir dégusté la bière du Mont offerte par l’organisation, histoire de me réchauffer un peu. Quelques bières de pays et une coupe en récompense pour vite oublier toutes ces difficultés. En conclusion un trail difficile, le plus dur que j'ai fait jusque maintenant. Accueil très sympathique. Ravitaillements à la hauteur des difficultés. Parcours très joli mais aussi très exigeant, surtout pour les chevilles avec la dureté du sol dû au gel. Horaires bien respectés. Prix correct.
Christophe . Retour |
