|
Dimanche 2 mars 2008, Le rendez-vous est fixé à 07h30 devant la mairie de saint Pol sur Ternoise.
Un peu d'attente et nous nous retrouvons un petit groupe d'irréductibles pour la randonnée des mines se déroulant dans les environs d'Auchel. Nous sommes 5, 2 jeunes (Mathieu et Loïc) et 3 moins jeunes (Fred, Patrick et moi-même) prêts ou presque prêts à affronter les difficultés que nous pressentions de la randonnée des mines.
Nous sommes arrivés dans les premiers à cette randonnée, pas de bousculade, mais quelques courageux déjà en place pour effectuer soit le parcours de 25 km ou 45 km. Nous, bien sûr, nous avons opté pour celui de 45 km, nous pensions posséder le minimum d'entraînement nous permettant de terminer dans de bonnes conditions ce circuit de 45 km.
Départ sympa ( nous ne sifflions pas car il faut garder le souffle) mais le coeur était léger. Il faut dire que la zone de départ était située à l'intérieur d'un bois (pas de vent, chemins corrects, bonne vitesse de progression, tout cela nous rendait optimiste pour la suite).
Sortie du bois, là, nous avons rencontré tout ce qu'un vttiste redoute le plus :
- des chemins qui petit à petit sont venus à bout de nos forces, tellement ils étaient boueux et interminables, nombreuses furent les descentes du VTT pour ne pas risquer la chute ou tout simplement pour ne pas se faire agresser par des fils de fer barbelés dissimulés par la végétation (il fallait rouler le plus possible sur les bords des chemins pour ne pas s'enliser dans la boue).
- des côtes qui n'en finissaient pas avec bien évidemment le vent de face, d'ailleurs j'ai noté que le vent par ici, dans ch'nord, on l’a toujours de face surtout dans les montées.
- quelques descentes dans lesquelles il faisait bon se lâcher mais piégeuses à souhait pour certaines d’entre- elles (cailloux, pierres instables, boues, branches,....).
- une fin de parcours démoralisante, précisons qu'à mi-parcours nous étions pour la plupart d'entre nous déjà mal en point.
Cette fin de parcours m'a personnellement un peu assommé par la difficulté physique qui ne s'était pas atténuée (côte, boue, vent jusqu'à la dernière minute!), mais le plus dur ce fut de voir qu'au kilomètre 45 nous n'étions toujours pas en vue de la zone d'arrivée. Quoi de plus dur que d'avoir l'espoir déçu, d'être obligé de rouler encore alors que votre esprit vous disait quelques kilomètres auparavant "tiens bon vieux encore un kilomètre". Oui, le circuit faisait 4,7 km de plus que la distance annoncée.
Remarque : Il faut que l'on vous dise la meilleure pour le moral : nous avons vu des extra-terrestres! Si si on vous l’affirme, nous avons vu des extra-terrestres descendre de leur machine et courir dans la boue en poussant leur VTT (chaque seconde compte!) alors que nous, nous poussions avec peine et comme des malheureux nos vélos qui avaient pris un embonpoint de 3 à 4 kilos au moins.
Le comportement des 5 courageux du VTTeam st polois fut tantôt "ah la vache j'ai des crampes" ou "oh, non, là, j'arrête, j'en peux plus" mais tous ont continué à rouler sitôt le moment difficile passé (quelques minutes suffisaient la plupart du temps).
Mais dans cette galère, il y a un petit jeune qui a bluffé son monde, il s'agit de Loïc qui, à mi-parcours, nous a largués comme si nous faisions du vélo depuis 1 mois! Nous avons essayé de le rattraper, rien ni fit, on avait l'impression qu'il avait un vélo doté d'une transmission électrique, franchement impressionnant le petit Loïc avec son Commencal (peut-être avait-il le Commencal Essence?).
Pour ma part, j'ai rencontré une petite galère qui n'explique pas ma grande fatigue à l'arrivée, mais m'a handicapé durant tout le parcours : ma fourche ne fonctionnait plus, débattement réduit de 80 mm à 20 mm, ça finit par faire mal dans les épaules puis dans le dos, franchement pas marrant du tout une fourche qui ne fonctionne pas correctement.
Mathieu, quant à lui, a roulé avec l'inquiétude que l'épine qu'il avait ramassée on ne sait où, décide de quitter son pneu en provoquant une crevaison.
Nous nous sommes retrouvés pour un petit sandwich et une boisson, retrouvailles toujours agréables surtout quand il n’y a plus d’efforts physiques à fournir. Il n’y avait pas de point de lavage pour les vélos, ça c’est bien dommage parce que c'est quand même bien de pouvoir laver son vélo.
Encore bravo à Loïc pour sa prestation impressionnante ainsi qu’à Mathieu pour son courage et sa bonne humeur.
Ce que l'on peut retenir de cette randonnée des mines : circuit très physique et technique, balisage à améliorer, organisation un peu juste et surtout l'absence de point de lavage.
Dimanche prochain, nous roulons à Boubers sur Canche, j'essaierai d'épargner vos montures si la météo le permet.
A bientôt
Retour
|